COMMENT ENCLENCHER UN EFFET DOMINO POSITIF ?

L’effet domino est un ensemble de phénomènes se déroulant dans un ordre et ayant un résultat généralement négatif. La réaction en chaîne peut se produire lorsqu’un changement mineur provoque un changement comparable à proximité qui provoquera un autre changement similaire, et ainsi de suite au cours
d’une séquence linéaire.

Dans le but d’attirer plus d’investissements directs étrangers (IDE), la RDC a procédé à plusieurs réformes incitatives au cours de la dernière décennie : Guichet unique de création d’entreprise, incitations fiscales, mutations immobilières, Fonds de promotion industriel (FPI), Agence nationale pour les investissements (ANAPI),
adhésions à plusieurs mécanismes internationaux (MIGA, CIRDI, ACA, OHADA), SEGUCE, ouverture du secteur des assurances …

Rien n’enclenche un déferlement d’investissements des grands joueurs internationaux pour convaincre les quelques locaux susceptibles d’instaurer la confiance nécessaire pour rassurer.

Quelle est la première pièce du jeu domino national qui doit tomber pour entraîner les autres et amorcer un mouvement positif ? Pour que son effet soit positif, le premier domino qui tombe doit représenter une rupture avec la routine et faire entrer inéluctablement le pays dans un cercle vertueux entraînant des changements positifs.
Le premier domino est l’instauration – à l’instar du modèle singapourien qui fait école dans l’attraction des IDE – d’un pouvoir judiciaire indépendant d’un pouvoir exécutif qui devra être honnête, compétent, stable et appliquer des politiques macroéconomiques cohérentes.

La fin de l’insécurité juridique et l’instabilité politique permettront l’avènement d’un État de droit dans lequel toutes les parties respectent les règles du jeu et où la méritocratie est au premier rang.

L’État de droit dans lequel sont appliquées des sanctions coercitives atténuera profondément la corruption qui représente l’un des principaux freins aux investissements et qui ralentit l’effectivité des réformes entamées. La diminution de la corruption induira quant à elle un assainissement des finances publiques. L’assainissement des finances publiques, lui, permettra des investissements publics dans la modernisation de l’administration publique et des infrastructures ; dans l’éducation afin d’améliorer les compétences du capital humain ; dans les nouvelles technologies ou encore dans l’électrification des villes et des zones rurales. Ces investissements contribueront à l’amélioration du climat des affaires.

Des finances publiques assainies donneront également à l’État congolais la capacité de prendre des décisions économiques qui ne subissent pas le diktat des bailleurs de fonds et de quelques capitalistes véreux qui jouent au Monopoly avec l’économie nationale mais s’alignent sur les priorités nationales.

L’effet d’entraînement peut ainsi se prolonger à l’infini avec des réactions en chaine qui changeront positivement l’environnement macroéconomique de la RDC et favoriseront l’attractivité de la RDC auprès des investisseurs de tous les continents car les opportunités sont multisectorielles. Pour enclencher le mouvement, le premier domino à tomber est celui de la stabilité juridico-politique.

M’Pambia Musanga Ne Bianshu Didier

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