RDC, UN PAYS AVEC UN RICHE POTENTIEL EN RESSOURCES HUMAINES

Ginette

Ambassadrice du Canada en RDC depuis maintenant près de trois ans, Ginette Martin est aussi accréditée auprès de la République du Congo. Préoccupée par la situation socio-économique du pays, elle soutient particulièrement la cause de la femme et de la jeune fille. Et, dans cet entretien exclusif accordé à Opt1mum Magazine, la diplomate canadienne dit tenir pour gage du développement durable de notre nation la participation active de ces dernières dans toutes ses sphères d’activité.

Sur quoi la coopération entre le Canada et la RDC se base-t-elle ?

Le Canada est partenaire de la RDC. Il a immédiatement lancé un programme de coopération avec elle dès son accession à l’indépendance. Nous avons travaillé dans différents secteurs pendant des années en appui aux efforts du gouvernement de la RDC afin de contribuer au développement du pays. Depuis récemment, nous nous penchons plus sur des questions socio-économiques. Nous avons trois grandes priorités, d’une part la santé maternelle et infantile à laquelle s’ajoute la santé reproductive et sexuelle et, d’autre part, la protection des enfants. Donc, nous travaillons beaucoup sur l’appui aux enfants abandonnés, à l’enregistrement des naissances, sachant que plusieurs jeunes congolais n’ont jamais été enregistrés comme citoyens de ce pays. Et, nous faisons un peu de gouvernance en appui à l’éducation civique surtout en cette période pré-électorale. L’un des grands programmes sur lesquels nous travaillons dans le cadre de la santé maternelle c’est la lutte contre les violences sexuelles. Pour nous, il est prioritaire d’aider les victimes à refaire leur vie et à redevenir des membres actifs de leur communauté, car le Canada estime que l’égalité des sexes, la participation active de la femme et de la fille dans toutes les sphères d’activité du pays est le gage du développement durable de la RDC.

Votre sphère d’action se limite-t-elle à Kinshasa ou est-elle également étendue à d’autres provinces ? Si oui, peut-on savoir lesquelles ?

En ce qui concerne la santé maternelle et infantile, l’action se limite à Kinshasa. Les bailleurs de fonds se sont partagés les provinces et nous avons hérité de Kinshasa. Mais pour ce qui est de la lutte contre les violences sexuelles, c’est surtout dans l’Est que nous œuvrons, mais nous intervenons également sur la prévention et la sensibilisation contre ces violences à Kinshasa et dans l’ancienne province du Bandundu. Par ailleurs, une grande partie de la coopération canadienne reste l’action humanitaire, qui se répartit là où se présente le besoin. Nous contribuons auprès des agences multilatérales comme le PAM, le HCR, l’Unicef, qui
travaillent par exemple avec les enfants déplacés. Ce sont eux qui décident de la manière dont il faut utiliser les dons que nous octroyons pour l’assistance humanitaire. Je dirai qu’en règle générale, la coopération canadienne touche à peu près l’ensemble du pays. Pour certains axes de manière plus concentrée et d’autres de façon moindre…

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