Les cimenteries locaux gagnent du terrain

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Avec des besoins estimés à plus de 10 millions de tonnes par an, le marché du ciment a connu une expansion extraordinaire grâce au boom immobilier et à l’exécution des différents projets de reconstruction nationale à travers le pays. Pour faire face au déficit criant sur le marché à cause du ralentissement de l’industrie locale, le Gouvernement a développé une politique qui intègre quatre directions importantes : l’appui au secteur privé, la libéralisation des importations, la coopération et enfin la relance des cimenteries publiques. Mais l’arrivée des nouveaux cimentiers capables d’influencer considérablement la production nationale contraint aujourd’hui les autorités du pays à revoir leurs calculs.

Dans le secteur du ciment en République Démocratique du Congo, il faut s’habituer désormais avec de nouveaux acteurs comme HEIDELBERG (puissant groupe suisse et premier producteur mondial du ciment), CIMKO (fruit d’un partenariat entre Rawji et Lucky Cement, premier producteur au Pakistan) ou PPC BARNET (Groupe sud-africain et premier producteur africain). Grâce à eux, l’industrie du ciment est en train de renaître de ses cendres. CIMKO et PPC Barnet ont posé leurs valises dans l’Ouest du pays, au Kongo Central. C’est la partie du pays qui a continué à produire régulièrement du ciment grâce à son opérateur historique, la Cimenterie de Lukala (CILU), qui écoule environ 400 000 tonnes sur le marché.

L’entrée massive et souvent clandestine du ciment importé représente une véritable menace pour les opérateurs du secteur. Le ciment étranger est devenu très compétitif sur le marché congolais avec la dépréciation du kwanza angolais face au dollar américain entre 2014 et 2015. L’analyse de la tendance de la production nationale au cours de la dernière décennie indique effectivement une chute libre en 2014, avec une production qui se situe à 329 000 tonnes par an contre 446 000 tonnes en 2013. Elle est passée pour la première fois depuis 2008 en dessous de la barre des 400 000 tonnes par an.

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