La Conciergerie : Un Facilitateur de Vie

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Vous avez dit Conciergerie. Tout de suite, on voit le concierge, cette personne chargée des parties communes et du courrier dans un immeuble. Dans le cas d’espèce, le concierge se rapprocherait davantage de cette personne, dans les hôtels de luxe, chargée de trouver une solution à tous les soucis pratiques. Réinventant le concept, les anglo-saxons en ont fait une activité économique. Activité qui consiste à proposer à des particuliers des services qui vont de l’organisation de dîners à domicile à l’achat et emballage des cadeaux, la mise à disposition d’un artisan, la facilitation de démarches administratives, la gestion de biens immobiliers, etc.

L’idée de se lancer dans les conciergeries privées part d’une envie de s’émanciper et de matérialiser ses propres projets. « J’ai découvert le concept dans le cadre d’un reportage à la télévision » explique Fifi Kikangala. Avant la création et le lancement de La Conciergerie en 2011, Fifi Kikangala effectue un stage professionnel dans un cabinet d’architectes en Belgique. Elle enchaîne de petits boulots mais peine à trouver sa voie. « Je faisais face à plusieurs obstacles pour évoluer et progresser » confie-t-elle. Du coup, cette décoratrice d’intérieur de formation profite de quelques passages à Kinshasa pour mener une étude de marché. Dans un premier temps, Fifi Kikangala veut se lancer dans la location de matériel de fête. Le marché étant saturé, elle y renonce. Au cours de ses escales kinoises, elle constate que de nombreuses personnes lui passent des commandes d’objets spécifiques. « Au bout d’une dizaine de personnes, je me suis dit qu’il fallait créer un service pour répondre à ce besoin » relève-t-elle. Il n’en fallait pas plus pour décider cette ancienne conseillère de ventes d’une grande enseigne de vêtements basée à Bruxelles de se lancer à son propre compte. En 2012, Fifi Kikangala fait ses valises et regagne la RD Congo. Dans sa tête, la ferme intention de développer un concept, inconnu des Congolais, mais déjà répandu dans les foyers européens.

Au premier coup d’œil, les installations de La Conciergerie ressemblent à une boutique ordinaire. À y regarder de plus près, on comprend vite que les articles exposés servent juste à appâter le client. En effet, le mécanisme d’achat, lui, sort de l’ordinaire. « A partir de Kinshasa, le client peut s’offrir n’importe quoi au prix réel du produit » avance Fifi Kikangala. Elle en a fait un argument clé dans sa politique de vente pour ne pas proposer aux clients des prix prohibitifs. En tant qu’intermédiaire lors de l’achat, La Conciergerie touche une commission de 20% sur le prix d’achat. « Nous livrons le produit commandé avec le ticket de caisse » souligne-t-elle. Par comparaison, comptez près de 1200 USD pour un ordinateur portable en entrée de gamme chez Apple contre plus de 1800 USD pour le même modèle dans les boutiques spécialisées de la place. Une différence de taille sans oublier les avantages liés au ticket de caisse comme la garantie du produit. Misant sur un délai de livraison d’une semaine, la patronne de la Conciergerie assure « avoir supprimé les kilomètres qui séparent le client du produit ». Toutefois, plus la demande du client est spécifique, plus le délai de livraison s’allonge. À Kinshasa, la tendance est à l’habillement, aux appareils électroniques, aux médicaments et aux livres.

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